Comment choisir sa piscine ?

Avec les beaux jours qui reviennent, qui n’a pas envie de plonger dans une magnifique piscine au milieu de son jardin. Coque en polyester, liner, bloc de béton coulé, pompe à chaleur… Comment s’y retrouver et que choisir ? Suivez le guide…
Chaque année, c’est la même chose, on y repense : et si on installait une piscine dans notre jardin et qu’on en profitait dès que le beau temps est là ?
La plus connue des piscines extérieures, c’est probablement le modèle en polyester : un bac préfabriqué qu’on met en place après avoir fait des travaux de terrassement et posé une dalle pour assurer la stabilité. Ensuite, on remblaie avec du stabilisé. Après 15 ou 20 ans, il faut refaire ce qu’on appelle le gel coat, c’est-à-dire la peinture de la coque. C’est un peu comme une coque de bateau : cela devient plus pâle et perd de sa couleur avec le temps. Autre inconvénient, on ne peut jamais vider complètement une piscine en polyester. On ne peut le faire qu’à moitié, ce qui fait qu’on ne remplace jamais complètement l’eau du bassin. Avantage, par contre, la rapidité d’exécution. Des marchands de piscine n’hésiteront en effet pas à vous dire qu’en 48 heures, vous pouvez avoir votre piscine. Coût ? Comptez entre 30 et 40.000 euros pour un modèle de qualité.

Une piscine pour la vie
L’autre option, c’est le stepoc, c’est-à-dire un bloc coffrant en béton, ferraillé avec de l’acier de 8 mm et coulé en une pièce avec une pompe à béton. On met ensuite ce qu’on appelle une poche d’étanchéité soudée en usine, appelée liner. Ici, c’est du solide, c’est à vie presque. Le liner a une durée de vie de 10 à 15 ans environ. Il est très lisse et traité anti-UV. Il existe aussi un liner « alcor » (Alkorplan) soudé sur place qui dure, lui, 30 ans. Il est évidemment plus cher, pas loin du double du prix. En parlant de prix, comptez 25.000 euros pour une piscine de qualité de 3 mètres sur 6 et entre 40 et 60.000 pour un modèle plus grand, en fonction du volume bien évidemment. Pour filtrer votre eau, on vous conseille le principe UV : une lampe à UV désintègre tout ce qui passe dans le tube. Avec ça, on réduit sa consommation de produits chimiques. Comptez environ 700 euros.

Il faudra aussi penser à chauffer votre piscine. Il y a bien évidemment le solaire qui fonctionne pas mal. Il faut prévoir environ la moitié de la superficie de votre bassin en panneaux solaires mais cela reste plus cher qu’une pompe à chaleur si on veut du bon. La pompe à chaleur reste donc la meilleure solution vu notre climat instable. Une pompe à chaleur pour piscine, c’est entre 500 et 4.000 euros environ. On estime qu’elle devient rentable à partir de la troisième saison. Pensez aussi au volet solaire qui garde la chaleur. Là aussi, c’est quelques milliers d’euros, rien que pour le volet.

Et pourquoi pas une piscine intérieure dont on profite toute l’année ? L’inconvénient, c’est que ça coûte le double du prix par rapport à une piscine extérieure car il faut installer tout un système de déshumidification pour ne pas avoir de perles d’eau sur les vitres. Il faut aussi un abri pour cette piscine qu’on veut couverte. L’avantage d’un abri, c’est que la piscine chauffe quasi toute seule, un peu comme le principe d’une serre. Du coup, on se sert de sa piscine plus longtemps dans l’année. Il y a aussi moins de feuilles et de crasses qui tombent dedans (puisque c’est couvert) et il y a une sécurité par rapport aux enfants puisque c’est un espace fermé.

A contre-courant
Retour à la piscine extérieure pour laquelle, côté gadget, cet été, on aimera les éclairages LED, notamment ceux qui vous permettent de choisir la couleur de vos lampes, et, du côté des options, la nage à contre-courant : une buse de refoulement vous permet de nager en restant sur place grâce à un jet qui arrive sur vos pectoraux pour vous empêcher d’avancer. Prix : entre 2.500 et 3.000 euros.

Enfin, quand faut-il l’installer ? Hors gel, c’est-à-dire le plus souvent entre mi-mars et octobre. Pour l’entretenir, il existe des robots (entre 500 et 2.500 euros) qui feront tout à votre place ou alors vous le faites vous-même, environ 1 heure chaque semaine.